bilan 2015 conseil en dynamiques collaboratives

2015 : conseil en dynamiques collaboratives

Voici venu le temps du bilan de l’année écoulée : 2015 a été l’année du conseil en dynamiques collaboratives. Une année que je représente sous forme visuelle, lancée que je suis à explorer ce mode d’expression et de facilitation. Très interessante dans ce métier de facilitateur et très propice à la créativité. Une année qui se Read more about 2015 : conseil en dynamiques collaboratives[…]

Forum Ouvert Cracovie. Phase de Plans d'action

Leadership et auto-organisation

Deux occasions de partager  autour du Forum Ouvert approchent, l’une en ligne, l’autre en présentiel à Paris. A Paris, une rencontre “leadership et auto-organisation” Notre prochaine rencontre des praticiens du Forum Ouvert aura lieu autour du thème “leadership et auto-organisation” le vendredi 11 décembre 18:00-21:00. Dans ce monde qui bouge et se transforme sous nos yeux, Read more about Leadership et auto-organisation[…]

Technologie du Forum Ouvert,flute, kumortuli, calcutta, photo CC Big Eyed Sol

Technologie Open Space : Pourquoi donc Technologie ?

Pourquoi le Forum Ouvert s’intitule t-il en anglais « Open Space Technology » ?  En français mot-à mot la traduction donne « Technologie du Forum Ouvert » ou en franglais « Technologie Open Space » ; en quoi s’agit-il d’une technologie ?  Pourquoi donc ne pas l’avoir traduit ainsi en français ? A la question, en quoi le Forum Ouvert est-il Read more about Technologie Open Space : Pourquoi donc Technologie ?[…]

Forum Ouvert Belgrade avec Harrison Owen

Envie de liberté en 2015 ? Forum Ouvert..

Envie de Forum Ouvert en 2015 ? Vous vous demandez comment un grand groupe peut être productif sans être dirigé ?  Vous avez envie de voir à quoi peut ressembler le futur du travail ? Vous avez envie d’expérimenter l’auto-organisation, le self-management, la fluidité, l’échange, la spontanéité, la passion et la responsabilité ?  Vous avez Read more about Envie de liberté en 2015 ? Forum Ouvert..[…]

changement de paradigme

Vous avez dit « changement de paradigme » ?

J’étais en train de réfléchir à la formulation de la raison d’être de ma société, l’expression « changement de paradigme » revenait sans cesse. Cette expression est  très utilisée dans les cercles que je fréquente, influencés par la pensée anglo-saxonne. Le changement de paradigme dans le monde des affaires aussi bien qu’en économie parait une évidence. Read more about Vous avez dit « changement de paradigme » ?[…]

intelligence collective

Les dynamiques d’intelligence collective

Par Christine Koehler et Elisabeth Martini Accompagner des dynamiques en intelligence collective avec la posture de facilitateur : quelques repères pour un nouveau champ d’intervention dans les organisations L’intelligence collective est une école de pensée Les interventions en intelligence collective font partie d’une école de pensée qui part du principe que le modèle conceptuel « Read more about Les dynamiques d’intelligence collective[…]

Installation d'un forum ouvert

Temps forts 2013 : le groupe

Une  année marquée par « le groupe » Le Forum Ouvert, méthode qui permet à un groupe, quelle que soit sa taille (5 à 2000personnes) , de s’auto-organiser en un temps record, a le vent en poupe cette année.  Il intéresse  de nombreuses organisations, et j’en anime plusieurs dans différents milieux : ·      au Forum Femmes et Pouvoir, Read more about Temps forts 2013 : le groupe[…]

De l’efficacité à produire en groupe Passer du Je au Nous

De l’efficacité à produire en groupe : passer du Je au Nous

« De l’efficacité à produire en groupe  : passer du Je au Nous », tel était le sujet de mon intervention devant les membres de l’Association Nationale de l’Ingénierie en Organisation Hospitalière. La manière traditionnelle de mener des projets cela ne fonctionne plus. Aujourd’hui, dans un monde de plus en plus connecté, occupé, autocentré,  ouvert, hyper-rapide, on ne Read more about De l’efficacité à produire en groupe : passer du Je au Nous[…]

Rencontre Raphael Souchier invités

Dynamisons nos territoires

Nous étions une vingtaine vendredi dernier, pour la Rencontre Ouverte avec Raphaël Souchier, auteur de Made in Local et consultant en économies locales vivantes – c’est ainsi qu’il se définit lui-même- : quelques habitués ou curieux, mus par leur intérêt pour l’entreprise de demain, quelques proches qui pointaient enfin leur nez (ainsi il ne faut Read more about Dynamisons nos territoires[…]

Made in local Raphael Souchier

Made In Local : créer des synergies entre entreprises et territoires

Made in local Raphael Souchier

De temps en temps, il nous faut prendre notre courage à deux mains et plonger dans un livre bien documenté qui nous parle de notre monde. Tel qu’il est, sans fioriture, ni exagération, mais sans catastrophisme non plus. Ce livre-là est à la fois sans concession sur le constat et très revigorant sur les solutions : elles existent, elles sont simples, à la portée de chacun pourvu qu’il ait de fortes convictions, l’envie de partager l’aventure et le goût d’entreprendre. Elles s’appellent « made in local ». Et voilà que nous sommes embarqués dans ces histoires d’entrepreneurs qui ont dynamisé leurs territoires. Car le local, ça marche !

Avant de démarrer, partageons le constat : au Sud comme au Nord, la mondialisation a engendré des dégâts culturels, sociaux, économiques et écologiques. Nous avons créé une économie suicidaire dit l’économiste David Korten, dans lequel l’entreprise est devenue le principal agent de destruction de notre environnement. Alors que la richesse produite dans une région peut s’accroitre rapidement lorsqu’une grande entreprise s’y installe, paradoxalement les acteurs locaux s’appauvrissent relativement à cette richesse créée. Les bassins régionaux dépendants d’une industrie unique sont fragilisés et n’ont aucune possibilité de résilience face à une évolution de la demande. Or de nos jours, qu’est-ce qui change plus vite que la demande ?

[cudazi_quote source=’Peter Drucker, 1993′] Les succes stories les plus brillantes de ces dernières années ont été le fait de petits pays. [/cudazi_quote]

C’est que nous avons, dit Souchier, oublié quelques règles simples :

D’abord celle de la biosphère : aucun organisme individuel ne peut vivre sans être constamment en relation avec d’autres. Tous sont à la fois locaux et indépendants, et connectés et interdépendants. Nous devons donc penser diversité et rééquilibrer le régional (ou local) face au global (la mondialisation). Nous devons penser soutenable1, c’est à dire compatible avec les systèmes vivants dont la survie de notre espèce dépend.

Ensuite l’effet multiplicateur du local2 : les entreprises locales dépensent DEUX à QUATRE fois plus d’argent dans l’économie locale que ne le font les entreprises non locales.
Fichtre. Faites le calcul. Rien qu’avec deux fois plus d’argent dépensé localement, avec 1000€ reçus, une entreprise locale dépensera 600€ localement contre 300€ pour une entreprise non locale. Redépensés localement par une entreprise locale, c’est alors 360€ qui bénéficierons à l’économie locale contre 90€ de l’autre côté. A l’issue du 6eme tour, une entreprise locale aura généré 1 460€ de dépenses locales, contre 428€ par l’entreprise non locale. Demandez-donc à votre maire ce qu’il en pense !

Enfin, l’impact de la taille d’une entreprise : les petites entreprises créent plus d ’emplois que les grosses ; plus les petites entreprises sont nombreuses sur un territoire, plus le taux de croissance est élevé. Sans parler de la rapidité d’action d’une petite entreprise, qui est susceptible de s’ajuster rapidement aux perturbations extérieures. Small is beautiful.

Créons donc un écosystème local sain et prospère, à partir d’une vision du monde puissante et créative !

Voici quelques belles histoires d’entreprises, fondées sur le développement local :

  • Organic Valley, originaire du Wisconsin, première coopérative indépendante d’agriculteurs familiaux biologiques d’Amérique du Nord. Passée de 7 à 1670 coopérateurs, elle est née dans les années 1990 parce qu’un fermier refusait la disparition programmée des fermes familiales.
  • Zingerman’s, basée à Kerrytown, quartier historique de la ville d’Ann Arbor dans le Michigan. A l’origine boutique vendant du corned-beef, des bagels et des brownies, elle est devenue 30 ans plus tard une communauté d’entreprises, fédérées autour d’un même label, Zingerman’s™. Toujours basées à Kerrytown, elles réalisent aujourd’hui 43 millions $ de chiffre d’affaire, 1,5 millions$ de bénéfices, emploient 515 personnes, et s’approvisionnent presque exclusivement en local.
  • Les coopératives Evergreen, basées à Cleveland dans l’Ohio. Nées après la faillite de la ville dans les années 80, elles découlent d’un pari simple : créer des emplois verts et conserver les ressources financières au niveau local, en partant des besoins en approvisionnement de l’hôpital et de l’université locale. S’inspirant du modèle de Mondragon au pays Basque, les coopératives – blanchisserie verte, installateur de panneaux solaires, serre hydroponique..-s’avèrent obtenir un retour sur investissement plus rapide et une productivité plus élevée que le secteur privé conventionnel.

Le mouvement local apprend de ses erreurs et de celles des pionniers : Seventh Generation, Ben & Jerry, The Body Shop, cette génération d’entreprises responsables a fini par se faire absorber par le modèle économique dominant, dont l’exigence de profit à court terme ne permet pas un développement soutenable pour la planète. Tirant les leçons de ces expériences, ils montent des réseaux pour se soutenir, développer ou promouvoir une économie différente : la Balle (Business Alliance for Local Living Economies), le label B Corporation, Slow Money…

Côté français, le livre cite quelques exemples d’initiatives locales, comme le Pôle Sud Ardèche, Culture et Coopération à Saint Etienne, relativement peu nombreuses en regard des réseaux nationaux qui se développent chez nous.

Banques, fournisseurs d’énergie, média, tiers-lieux sont eux aussi susceptibles de changer de vision.

Le stade ultime consiste à créer une économie regénérative, dont l’objectif consiste, comme son nom l’indique, à regénérer ce que le système actuel détruit. Grâce à une valeur d’usage la plus élevée possible, une durée de vie la plus longue possible, elle aboutira à une meilleure compétitivité. Le mouvement est d’ailleurs en marche : Schindler ne vend plus des ascenseurs mais loue de la mobilité verticale, Xerox ne vend plus des photocopieurs mais de la reproduction sur mesure. Que se passerait-il si la responsabilité des entreprises consistait à concevoir des produits performants et pérennes qui restaurent les écosystèmes et apportent prospérité et travail pour tous ? Pour ces réseaux, c’est possible, les principes de bases ont été pensés, décrits, testés. Ça commence par des produits fabriqués localement, soutenables et responsables, portés par un écosystème de consommateurs locaux.

Pour cela reste un obstacle à franchir : celle qui consiste à prendre nos barrières conceptuelles pour des réalités infranchissables. Pensons différemment, participons avec nos atouts actuels à l’émergence d’une nouvelle économie. Ce livre m’aura donné l’envie de faire quelques premiers pas : adhérer à un système d’approvisionnement local, changer de banque, m’approvisionner plus encore dans les boutiques de mon quartier. Il m’aura montré, chiffres et exemples à l’appui qu’une « vision puissante et créative » était déjà en marche. De quoi se sentir moins seul dans la co-création de cette nouvelle économie !

[cudazi_quote source=’François Partant’] Il ne s’agit pas de préparer un avenir meilleur mais de vivre autrement le présent [/cudazi_quote]


Mieux encore achetez-là chez votre libraire, ou dans ma librairie préférée , Librest, un réseau local, vrai tiers-lieu de l’Est parisien !


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