Porte ouverte Forum Ouvert 28 mai, Paris

Porte ouverte pour les curieux ou les passionnés du Forum Ouvert

Paris,  lundi 28 mai  à 19 heures

Où :

LApparemment Café
18 Rue Coutures St Gervais  75003 Paris
01 48 87 12 22

Nous y rencontrerons Adriana Diaz-Berrio de Montréal, qui est de passage à Paris et nous boirons un verre ou dinerons ensemble.

 

Au plaisir de vous retrouver autour d’un verre !

 

 

Dans la communauté des praticiens du Forum Ouvert, ce type de rencontre s’appelle une « Stammtisch »
 
 
 

Qu’est-ce qu’une Stammtisch ?

 
Une Stammtisch est une rencontre régulière, dans un bar, un restaurant, ou un café qui rassemble autour d’un verre ou d’un repas des personnes intéressées par le même sujet.
Il n’y a pas d’ordre du jour, les sujets abordés sont ceux qui intéressent les personnes présentes.
Vous voyez comme cela ressemble fort à l’esprit du Forum Ouvert.
En bref, c’est du réseau, de la collaboration, des idées partagées, des photos ou autres matériels sur le Forum Ouvert regardés ensemble, et tout ce que vous apporterez à la conversation  ce jour là.
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L’histoire du premier Forum Ouvert en France

[ L` INSTANT NOMADE : In The Mood To Discover The Ceiling and Find Inspiration By Looking UP ] The Novotel - Paris Charles de Gaulle = CDG = Terminal 3

A l’occasion de la sortie du premier livre sur le Forum Ouvert en français, voici venu le moment de revenir sur l’histoire du Forum Ouvert en France.

La France étant le pays de Descartes, où la rationalité semble parfois l’emporter au-delà de toute raison, on peut se demander comme un événement organisé en Forum Ouvert allait être perçu.

Le premier[1] Forum Ouvert a été organisé en France le groupe ACCOR en 1991, soit six ans après qu’Harrison Owen ait « inventé » autour d’un verre de Martini le concept d’Open Space Technology.  C’est précisément cette première histoire française que nous raconte Harrison dans sa préface du livre blanc.

Christopher Schoch, alors responsable du département Formation au Management du groupe Accor, et à ce titre en charge d’organiser l’université d’été du groupe,  raconte cette histoire dans l’ouvrage Tales from Open Space, publié en 1995 par ABBOTT PUBLISHING
Je l’ai interviewé récemment et voici ce qu’il en dit  :

Tout comme Harrison Owen, à propos de ce premier Forum Ouvert qui a été un grand succès, vous utilisez dans votre article le mot « désastre », pourquoi ?

« Au moment où nous avons organisé cet évènement, tout le monde était très curieux car personne ne voyait comment cela pouvait fonctionner. Certains s’attendaient à un désastre. Mais on nous avait fait confiance, d’une part parce qu’à l’époque il régnait un esprit  entrepreneurial dans le groupe et d’autre part parce ce que le Forum Ouvert arrivait à un moment logique dans le déroulement architectural  de l’université d’été.   Si je me souviens bien, un Forum Ouvert d’un jour et demi était intégré à l’Académie d’été, qui proposait aux dirigeants du groupe un parcours de découverte de cinq jours sur le thème du changement. Il clôturait l’université d’été et constituait son point culminant. Bien entendu, l’Académie avait été préparée avec les présidents, sans quoi  quelque chose d’aussi innovant n’aurait pas été accepté . L’invitation, traditionnelle pour un Forum Ouvert , était parue sous forme de journal, avec les photo des présidents en couverture. Le message était clair : « les présidents vous invitent ». Nous avions dressé un chapiteau de cirque dans la cour, l’effet était saisissant. .  Le Forum a été un grand succès, à tel point que nous l’avons renouvelé l’année suivante.

En 1992, année du cinq centième anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, le thème de l’ Académie d’été  s’intitulait « la Découverte ». C’était aussi l’année où le groupe Wagons-Lits a fait son entrée dans le groupe ACCOR. Le groupe se demandait ce qu’il allait faire de toutes ces collaborateurs, et la question présente à l’esprit de tous les dirigeants était : « comment les intégrer ? » . Ils ont donc profité de l’université d’été pour cela – . Les  dirigeants du Sofitel en particulier  ont compris l’opportunité que cela représentait, et l’ont utilisé dans un but très stratégique : tous les cadres des deux groupes ont été invités et pendant deux jours et demi, ils sont travaillé sur le plan de la nouvelle organisation, qu’il a suffit ensuite d’affiner.  : Plus globalement, pendant trois jours, les  40% des participants qui venaient du groupe Wagons Lits ont pu ainsi échanger avec les « anciens » et s’approprier la culture d’ACCOR.

Pendant ce Forum Ouvert, un groupe de participants en profite pour regarder le Grand Prix de Formule1. Pour Harrison Owen, il s’agit du moment clé qui a permis le succès du Forum. Vous, vous en parlez comme un moment qui en ensuite généré des discussions passionnées. Parler d’engagement et donner un exemple où les participants ont regardé un Grand Prix de Formule 1, c’est paradoxal ! Qu’en pensez-vous ?

«Je me souviens très bien de ce moment-là. Quelqu’un était venu me chercher pour me prévenir  de ce qui se passait dans ce salon, et lorsque je suis entrée dans la pièce, je me serais cru dans une église. Tous les VIP[i] regardaient religieusement le Grand Prix. Je me suis senti piégé : on leur avait dit qu’ils pouvaient utiliser leurs deux pieds , et c’est précisément ce qu’ils avaient fait ! Comme je ne pouvais décemment pas leur  dire d’aller travailler, j’ai refermé la porte doucement.  Je suis retourné dire à cette personne très inquiète qu’il fallait faire confiance au processus. L’un de ces passionnés de F1 m’a dit ensuite qu’ils m’avaient tous vu entrer puis sortir piteusement… et qu’ils s’étaient sentis gênés pour moi. Après la afin de la course, ils se sont lancés dans une conversation enflammée sur leurs points communs et sur la raison de leur passion pour la F1 : « qu’est-ce que cela dit de nous » s’étaient-ils demandés spontanément. A l’atelier suivant, il s’était senti tellement libres d’entrer dans le dialogue qu’il a vécu alors la meilleure discussion qu’il ait jamais eue. N’est-ce pas formidable ?

Je crois que l’engagement ne s’exerce jamais dans le vide : c’est le degré de liberté qui permet l’engagement. Les gens s’engagent nettement plus lorsque l’engagement est librement choisi. N’oublions pas non plus que  le fait que les gens acceptent de venir à ce type d’événement est déjà un engagement en soi .  Les dirigeants n’ont donc rien à craindre, la clé réside dans la préparation et dans la manière de le présenter  aux participants : ce n’est ni une expression publique d’incompétence, ni une foire. C’est à eux d’en donner  le sens véritable, les collaborateurs suivront. »

  A propos des résultats du Forum ouvert chez ACCOR, vous racontez que  le directeur de l’Académie ACCOR, estime avoir gagné 6 mois à un an dans le processus de fusion du groupe qui s’opérait à ce moment là. Après trois ans (et de nombreux événements animés en Forum Ouvert), vous estimez qu’une forte identité collective a pu être révélée et renforcée et que le management du groupe en est sorti grandi. Est-ce le cas de tous les Forum Ouverts que vous avez facilité en France ?

« Oui, pour tous ceux qui ont bien fonctionné. En fait, la clé se trouve dans le comportement du patron. S’il est impliqué à un niveau ou à un autre, s’il joue le jeu, s’il participe, alors, oui, tout cela se produit à chaque fois. Avec un Forum Ouvert, on crée un espace-temps légitime pour que tous les invités s’expriment librement, sans contraintes excessives, notamment la nécessité d’arriver très vite à une solution.  Cela évite de laisser de côté les choses importantes. Au lieu de cela, on est dans une dynamique de stratégie émergente. Il y a donc d’après moi deux conditions de réussite : le Forum doit être initié de l’intérieur, et appuyé par les leaders légitimes. Il doit être centré sur ce qui est négociable, ouvert.

Par exemple , le jour où le patron est arrivé très mal à l’aise pour l’ouverture, sur la défensive  avec  un  message qui semblait dire « croyez-bien que tout ce que vous allez dire, nous y avons déjà pensé », ce jour-là le Forum Ouvert n’a pas produit de résultats intéressants .

Le Forum Ouvert, plus qu’un outil,  est un révélateur de potentiel, qui peut emmener l’entreprise vers l’ouverture, l’engagement d’énergie nouvelle. Il  peut être très productif, même économiquement. »

Mais il peut aussi  créer des tensions : ceux qui ont l’habitude de prendre des décisions à huis-clos se sentent dépossédés et n’apprécient pas cette façon de faire.  C’est vrai quelle que soit l’organisation. C’est réellement un outil d’ouverture, un révélateur même. »

Photo Christopher SchochChristopher Schoch est maintenant au Canada, où il accompagne des individus. A côté de cette activité, il peint, écrit et s’investit dans des projets caritatifs.  Il a également organisé et facilité le très beau Forum Ouvert de Bosch à Mondeville qui est resté dans les mémoires, et qui fera sans doute l’objet d’un article ultérieur.


[1] A notre connaissance


[i] VP : Vice-Présidents


 

 

crédit photo : UggBoy♥UggGirl


Premier livre en français sur le Forum Ouvert

logo Livre Blnc Forum Ouvert

Que se passerait-il si vous pouviez identifier un enjeu crucial pour votre organisation, rassembler toutes les personnes qui en sont parties prenantes et qui, au cours de la même réunion, discuteraient ensemble de ces différents aspects et proposeraient des actions concrètes sur lesquelles elles sont immédiatement prêtes à s’engager ? C’est précisément ce à quoi nous invite le Forum Ouvert et ce dont il s’agit dans ce premier livre en français sur le sujet.

Livre Blanc Forum Ouvert vignetteC’est précisément ce à quoi nous invite le Forum Ouvert. C’est une méthode simple et rapide qui s’applique à toutes les situations à condition que la préoccupation pour l’enjeu soit réelle. Cette approche est aussi reconnue comme étant extrêmement efficace pour des problématiques complexes et urgentes.

Ce premier livre en français est écrit par neuf facilitateurs expérimentés, venus du monde entier, et préfacé par Harrison Owen, créateur du Forum Ouvert (Open Space Technology).

Il présente une vue détaillée des raisons pour lesquelles les décideurs voudront choisir cette approche simple, très engageante et dynamique, pour leur organisation.

Christine Koehler, de Paris, France, qui a initié cette publication électronique, nous raconte la genèse de l’aventure collaborative : « je regrettais qu’il y ait si peu d’information de qualité disponible en français, alors que le Forum Ouvert a été utilisé dans plus de 135 pays.

Grâce aux témoignages d’entreprises les lecteurs vont reconnaitre les potentiels de changement dans leurs propres organisations et en même temps comprendre quand utiliser le Forum Ouvert et comment préparer leur propre événement.»

Ce livre électronique de 58 pages, inclut des articles, des témoignages de clients, des photos, des références, des liens à d’autres ressources et des notes  biographiques des auteurs. Les lecteurs peuvent télécharger ce livre gratuitement et poser des questions au sujet de cette méthode : www.forum-ouvert.fr

Ecoutez les auteurs -et Harrison Owen, parler de ce Livre :

Histoires de Médiation en Cour d’Appel

Waiting for justice
Aujourd’hui j’ai invité Alain Roy, un de mes collègues médiateur aux Chambres Sociales de Paris, à partager avec nous quelques histoires de médiation. Il revient dans un premier temps sur l’intérêt de la médiation judiciaire, puis nous raconte quelques anecdotes qu’il a vécues ou qui lui ont été rapportées.

Un problème humain avant tout

Si on se retrouve en Cour d’appel avec un problème qui n’est toujours pas réglé, après tant d’années, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un simple problème technique ou financier, mais bien d’un problème humain, un conflit relationnel. Ou alors, c’en est devenu un au fil du temps, du fait de la tension créée par l’absence prolongée de solution.

Dans les deux cas, les parties sont tombées dans ce qu’on peut appeler le piège du conflit : elles y sont prisonnières, agies par le conflit, et ne peuvent plus en sortir seules, quelque soit le talent de négociateurs de leurs avocats, eux-mêmes happés par le piège du conflit.

Sortir du piège du conflit grâce à un tiers

Pour sortir de ce piège, les parties doivent donc faire appel à un tiers :

  • soit c’est le juge, qui tranchera entre les deux positions que se sont construites les parties
  • soit c’est un médiateur, qui aidera les parties à déconstruire, pierre à pierre, leurs deux positions inconciliables, pour pouvoir reconstruire ensemble une solution commune.

En Cour d’appel, c’est la médiation judiciaire qui est proposée par le juge quand il estime qu’une solution trouvée en médiation par les parties elles-mêmes leur apportera une meilleure issue au conflit qu’elles vivent.

Les accords de médiation sont d’une nature différente

Les accords de médiation sont d’une nature différente des sentences que pourront prononcer les juges et n’apportent donc pas la même réponse au conflit :

  • le juge doit juger en droit et ne peut juger en équité (comme le peut l’arbitre si les parties le lui demandent)
  • le jugement se limite au litige porté devant le juge alors que la médiation peut s’étendre à toute la relation entre les parties, et donc traiter le conflit sous-jacent (image de l’iceberg)
  • le jugement se limite à sanctionner le passé, alors que la médiation permet de prendre en compte le passé, mais aussi de construire un futur cola sentence du juge résulte de l’application du code alors que les accords de médiation peuvent faire appel à la créativité des parties et mettre en œuvre des solutions innovantes et sur mesure, donc toujours adaptées au problème
  • la sentence du juge s’impose aux parties et fera au moins un malheureux, alors que les accords de médiation (qui surviennent dans deux médiations sur trois) sont une décision commune des parties : ceci élimine l’alea judiciaire et assure une exécution à 100%
  • les parties peuvent s’exprimer elles-mêmes dans le cadre confidentiel de la médiation, alors qu’au tribunal elles sont représentées par un avocat qui parle à leur place, et sont en quelque sorte dépossédées de leur conflit
  • le caractère confidentiel de la médiation permet aux parties d’aborder des points qu’elles n’auraient jamais voulu aborder dans une audience publique
  • le jugement confirme le statut de victime en y apportant une réparation sanction, alors que la médiation permet à la victime d’accepter sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé (une relation se construit à deux) et donc de sortir de la médiation libérée de ce passé (tout en le réparant si nécessaire).

La médiation judiciaire a bien pour objectif de permettre au juge d’apporter une meilleure solution au conflit porté devant lui. Les quelques « histoires de médiation » ci-dessous visent à illustrer cette nature différente de la médiation par rapport à la sentence du juge. Elles sont issues de la pratique des médiateurs aux chambres sociales de la Cour d’appel de Paris ; les faits ont été transposés ou adaptés pour rendre l’histoire anonyme et préserver la confidentialité de la médiation.

Histoires de médiation, histoires de vies

La tasse de café

café


Une femme de chambre a été licenciée par un hôtel de luxe pour une accusation de vol. Sur le moment, dans l’émotion de l’accusation, elle avait nié être entrée dans la chambre, ce qui était prouvé électroniquement. Quand elle a voulu revenir s’expliquer le lendemain, on lui a refusé l’entrée, et elle n’a pu le faire.

Blanchie depuis au pénal, elle vit très mal d’avoir été exclue de cet hôtel qu’elle adorait et qui était pour elle « sa maison ».

La médiation se fait avec la DRH et le Directeur de la sécurité. Celui-ci lui dit que son rôle est de protéger non seulement l’hôtel et les clients, mais aussi les employés, et qu’elle aurait dû insister pour le rencontrer ou lui téléphoner.

On s’explique et comprend mieux de part et d’autre comment ce « raté » a pu se produire .

L’accord de médiation prévoira non seulement le versement d’une indemnité, mais aussi que la femme de chambre rentrera encore une fois à l’hôtel, invitée par la DRH pour prendre un café. La femme de chambre sort de la médiation la tête haute, et peut repartir dans la vie.
Elle a aussi l’avantage de n’avoir pas fait condamner son employeur, ce qui est important dans un petit milieu où tout le monde se connaît ( elle avait d’ailleurs été réembauchée dans un autre hôtel par le même directeur qui l’avait licenciée dans le premier).

La vraie raison

proudness

Un cadre est licencié pour faute grave après 25 ans de service dans une PME.

Il est très amer de cette décision qu’il ne comprend pas, car il a consacré toute sa vie à l’entreprise et s’est dépensé sans compter : c’est tout son monde qui s’est écroulé ce jour-là.

En médiation, on lui dira les yeux dans les yeux : « si on t’a licencié, ce n’est pas parce que tu étais devenu mauvais, mais on avait des difficultés économiques et il fallait dégager des gros salaires ». Le cadre sortira de la médiation le sourire retrouvé et la tête haute, en plus d’une indemnité qu’il accepte comme étant raisonnable.
-Histoire relatée par un magistrat.-

La transaction ratée

4 Ten Euro Bills on the Washing Line

Dans une grosse association commerciale, une transaction de départ est ébauchée, mais avorte, et se transforme en licenciement dans des conditions discutables.

Le Conseil des Prud’Hommes sanctionne l’association mais le quantum alloué (total de la somme d’argent) ne satisfait pas le salarié qui fait appel.

En appel, le magistrat, sentant bien lors des plaidoiries l’ambiguïté du dossier, propose une médiation qui est acceptée. Comme le directeur qui avait licencié le salarié a lui-même été licencié depuis, le salarié se retrouve en médiation devant un président envers lequel il n’a aucune animosité, ce qui facilite le dialogue.

En fait de médiation, il s’agit plutôt d’une négociation assistée par un tiers médiateur, et un accord est trouvé en une seule réunion plénière. A la fin de la réunion, les deux parties conviennent spontanément que cette affaire n’aurait jamais du venir en justice et faire perdre du temps et de l’énergie à tout le monde; les avocats, qui ont contribué activement à l’élaboration de l’accord, sont satisfaits que leurs clients aient pu trouver une solution qui leur convient.

Photo Alain RoyAlain Roy
Ingénieur d’affaires, Alain Roy est aujourd’hui médiateur et formateur en médiation, en particulier sur le processus de médiation et sur la créativité en médiation. Il est vice-président de l’ANM, Association Nationale des Médiateurs, et coordonne en 2012 le groupe des médiateurs judiciaires aux chambres sociales de la Cour d’appel de Paris. roy.al@wanadoo.fr

 

 

 

Crédit photos : Swamibu, tiffany1985, Roberto Maldeno, Netgnom, Images-of-Money


Première publication en français sur le Forum Ouvert !

livre blanc sur le Forum Ouvert

Que se passerait-il si vous pouviez identifier un enjeu crucial pour votre organisation, rassembler toutes les personnes qui en sont parties prenantes et qui, au cours de la même réunion, discuteraient ensemble de ces différents aspects et proposeraient des actions concrètes sur lesquelles elles sont immédiatement prêtes à s’engager ? C’est précisément ce à quoi nous invite le Forum Ouvert et ce dont il s’agit dans ce premier livre en français sur le sujet.

Co-écrit par neuf facilitateurs expérimentés, venus du monde entier, et préfacé par Harrison Owen, créateur du Forum Ouvert (Open Space Technology), ce tout récent livre blanc présente une vue détaillée des raisons pour lesquelles les décideurs et les organisations peuvent vouloir mettre en place un tel événement, autour de cette méthode simple, très engageante et dynamique.

Christine Koehler, de Paris, France, éditrice de cette publication électronique, nous raconte la genèse de l’aventure collaborative : « je regrettais qu’il y ait si peu d’information de qualité disponible en français, alors que le Forum Ouvert a été utilisé dans plus de 35 pays. Grâce aux témoignages d’entreprises les lecteurs vont reconnaitre les potentiels de changement dans leurs propres organisations et en même temps comprendre quand utiliser le Forum Ouvert et comment préparer leur propre événement.

Ce livre électronique de 58 pages, inclut des articles, des témoignages, des photos, des références, des liens utiles et des notes  biographiques.

Bientôt disponible en téléchargement gratuit sur internet.

A suivre..

Porte ouverte Forum Ouvert

Porte ouverte pour les curieux ou les passionnés du Forum Ouvert

 

Café du commerce, Paris

Venez échanger sur vos expériences en Forum Ouvert et apprendre des collègues qui se joindront à nous.
 Nous profiterons de la présence exceptionnelle de Diane Gibeault venue à Paris du Canada !

Venez discuter avec Diane , mais aussi avec Déborah Maarrek et Christine Koehler qui vous parlerons du projet sur lequel elles travaillent ensemble et avec d’autres depuis quelques mois. Surprise à la clé !

Vendredi 9 mars 2012  à 18h30 – Paris

 Où : L’autre cafe –

62, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris

 

Carte :
Agrandir le plan

  Pour réserver : deborah@awarenessconsulting.com

Au plaisir de vous retrouver autour d’un verre !

 

 

Dans la communauté des praticiens du Forum Ouvert, ce type de rencontre s’appelle une « Stammtisch »
 
 
 

Qu’est-ce qu’une Stammtisch ?

 
Une Stammtisch est une rencontre régulière, dans un bar, un restaurant, ou un café qui rassemble autour d’un verre ou d’un repas des personnes intéressées par le même sujet.
Il n’y a pas d’ordre du jour, les sujets abordés sont ceux qui intéressent les personnes présentes.
Vous voyez comme cela ressemble fort à l’esprit du Forum Ouvert.
En bref, c’est du réseau, de la collaboration, des idées partagées, des photos ou autres matériels sur le Forum Ouvert regardés ensemble, et tout ce que vous apporterez à la conversation  ce jour là.
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crédit photo : Jori  Alvis , parce que L’Autre Café ressemble beaucoup à celui-ci !

Cure d’innovation managériale

bandeau-forum-management-ethique

Que diriez-vous d’une cure d’innovation en management ?

Le travail va mal, nous serrons tous les dents pour faire face aux changements d’environnements ou de stratégie, aux revirements brusques, aux rachats, fusions, réorganisations, contradictions de toutes sortes. Nous serrons les dents car nous espérons de meilleurs auspices, qui sont parfois bien longs à se profiler. Et si, par notre action,  nous donnions un petit coup de pouce à notre environnement ?  Chacun à sa mesure, bien entendu.

Oui, mais comment faire ? Vous avez sans doute essayé tant de choses. Vous avez peu de temps. Vous avez besoin d’efficacité. Vous voulez que les choses avancent.

Vous êtes dirigeant, DRH, manager,  vous avez donc une capacité d’influence, plus ou moins importante, sur votre environnement. Sur votre environnement proche, c’est certain.

Grâce à l’intelligence collective, votre capacité d’influence est bien plus importante que vous ne le pensez.  Vous avez à portée de main un levier extraordinaire, mais savez-vous le mobiliser ? Comment le mettre en œuvre ? Comment mobiliser des collaborateurs qui semblent ne plus s’enthousiasmer pour quoi que ce soit ? Qu’est-ce que cela signifie sur votre posture, votre  fonction, votre rôle ? Concrètement, comment est-ce possible ?  Quelles en sont les conséquences ? Que pouvez-vous en attendre ?

Ces questions seront  abordées, très concrètement et pratiquement, lors du Forum du management Ethique, les 15 et 16 mars 2012, sur les péniches Paris Canal, Paris. 7eme.

 

Venez explorer d’autres formes de leadership, moins traditionnelles, plus subtiles, qui ne reposent pas sur votre charisme mais sur votre conviction profonde.

 

En étant acteur vous-même, vous prendrez la mesure de ces outils, vous vous en ferez une idée précise et vous serez alors en mesure les mettre en place dans votre entreprise.

J’y animerai un Forum Ouvert, sur le thème « Management éthique et réalité, dans mon entreprise, comment faire ? » vendredi 16 mars, de 9h à 13h.

Occasion d’explorer ensemble cette question, l’atelier vous fournira l’opportunité de vivre vous-même un Forum ouvert, et de vous rendre compte du potentiel de créativité et de mobilisation qu’il représente.

 

Bulletin Inscription – Forum Management Ethique

Téléchargez le Programme Forum Management Ethique complet

Une journée avec Otto Scharmer

A l’occasion de la sortie en France du livre d’Otto Scharmer, La Théorie U, Diriger à partir du futur émergent, Génération Présence et SOL France avaient organisé la semaine dernière unejournée avec Otto Scharmer à Paris. J’y étais.

Qui est- Otto Scharmer ? Que veut-il ?

Maître de conférence au MIT, fondateur du Presencing Institute, Otto Scharmer cherche à comprendre ce qui met en mouvement les systèmes complexes et les conduit à réussir ou pas leurs processus de changement.  Il a introduit le concept de « presencing », qui, mélange de présence et de ressenti, est un état d’attention particulier permettant aux personnes et aux groupes d’agir sur leur qualité de présence et de s’ouvrir au futur émergent. Pour Otto Scharmer, l’essence même du leadership aujourd’hui consiste à accompagner ce changement de conscience.

Le déroulement  de la journée

La journée a été animée alternativement par les co-organisateurs et par Otto lui-même, selon un processus visiblement très structuré (mais dont Otto Scharmer est tout à fait capable de s’écarter, quitte à ne plus en être la vedette).Un facilitateur graphique, Jarda, a  dessiné la journée au fur et à mesure de son déroulement à partir du fil qu’il en avait saisit. Trois temps ont marqué cette journée : celui de la présentation des concepts, celui de la discussion, puis celui de la pratique.

Jarda, facilitateur graphique

Les concepts

Nous partirons d’un constat, exprimé d’abord individuellement (comment chacun le rencontre à l’intérieur de sa propre vie) puis partagé en petit cercle puis en grand groupe. : celui d’un moment de rupture, un moment où chacun sent que quelque chose est en train de se terminer, de mourir, mais où aussi quelque chose de nouveau est en train de naître, tente d’émerger. Ce partage collectif a donné lieu à une récolte de constats d’une grande richesse, très concrets et ancrés dans la réalité de la société française, très vrais, aussi paradoxaux que vivants.

A partir de là, Otto Scharmer nous a posé quelques questions fondamentales :
•    Comment les parties (par exemple les bribes de connaissances individuelles) se connectent-elles au tout ?
•    Comment aider, conduire, amener à la prise de conscience de l’éco-système ?
•    Quel type de leadership est nécessaire pour y arriver ?

Processus en U

Il nous présente ensuite ses théories, et là je vous renvoie à son ouvrage, ou, si vous parlez anglais, à la vidéo ci-dessous qui en est un reflet fidèle. J’en retiens trois points clés :
•    La qualité des résultats créés dépend du niveau de conscience d’où chacun a opéré.
•    La connexion à l’autre, la prise de conscience, commence à l’intérieur de soi. Elle part de l’observation de brèches, de failles, dans le système qui entoure la personne.
•    Elle ne peut se produire qu’en opérant à partir d’un point différent : « Open mind, open heart, open will », autrement dit : un esprit ouvert, un cœur ouvert, une volonté ouverte.

De tous temps, cette voie est la moins pratiquée, car elle est la plus fréquentée par nos ennemis intérieurs que sont la voix du cynisme, la voix du jugement, et la voix de la peur.
Nous avons ensuite expérimenté par petits groupes l’exploration d’une « situation de  faille », où nous ne savons pas comment faire bouger le système et où le groupe sert de caisse de résonance à la réflexion d’un seul. Les prises de conscience sont au rendez-vous.

La journée se poursuivra par différentes présentations et exercices. J’en retiens, outre les prises de conscience personnelles, les belles images montrant une prestation de Placindo Domingo : l’attitude du  chef d’orchestre, Zubin Mehta, le corps vibrant de musique, parfois totalement présent, parfois laissant le soliste mener l’orchestre mais toujours totalement présent ici et maintenant,  est une image parlante du leadership.


 Plácido Domingo & l’orchestre du Théatre de l’Opéra de Rome, sous la direction de  Zubin Mehta. Extrait  de la zarzuela,  Rome (1990)

Si j’ai beaucoup aimé l’expérimentation à  deux cent personnes de la première phase de la théorie U –la phase initiale de co-construction- , la phase de bilan en fin de journée m’a renvoyé par contraste à ma propre pratique : une phase de bilan collectif a-t-elle un sens avec un groupe qui n’a voyagé qu’une journée ensemble ? Quelle en était la finalité ? Quel impact le changement de facilitateur à ce moment-là a-t-il sur la dynamique du groupe ?

Cependant, cette séquence où je n’ai pas joué le jeu proposé a conduit à des  discussions d’une grande richesse et à de belles rencontres. Preuve s’il en est que le futur émerge souvent du côté où il est le moins attendu

Pour en savoir plus sur la Théorie U (VO anglais) :


video MIT. Capitalism 3.0: An Institutional Revolution In the Making, C. Otto Scharmer

Twitter or not Twitter, la question du médiateur

Hailey's Birthday 2 Years Old

Je fête aujourd’hui à quelques jours près que mes deux ans d’aventure avec Twitter. J’y ai consacré beaucoup d’énergie, passé du temps pour l’utiliser efficacement et créer un profil de qualité. A la veille de passer à la prochaine étape, je partage avec vous mes réflexions et mon bilan :
D’abord, Twitter, c’est loin d’être facile . Il s’agit déjà de comprendre de quoi il retourne. Des messages jetés comme une bouteille à la mer en temps réel, curieux non ? Il y a deux ans, hormis les quelques geeks qui font partie de mon réseau et qui m’ont conduit à explorer cet outil, et bien, je ne connaissais personne dessus. Je me suis donc lancée dans l’aventure par curiosité : Que sera sera !

J’ai d’abord suivi ceux qui connaissaient l’outil et publiaient des articles sur le sujet. J’ai compris que cela servait pour faire sa veille professionnelle et comme sur mes sujets, au départ, il y avait peu d’information, je pouvais devenir contributeur.

Je me suis à un moment embarquée dans une alimentation automatique via Yahoo Pipes, fils RSS, puis redirection  sur mon compte Facebook (personnel) et LinkedIn. J’étais très fière (je suis la reine de la bidouille), et avec un peu d’aide extérieure, j’avais l’impression d’être devenue un pro de la veille.  Pensez-vous !  Après quelques yeux ronds et réflexions d’incompréhension totale de mes proches, j’ai fini par arrêter. L’automatique, c’est bien quand on a un sujet qui s’y prête avec des mots-clés précis qui ne sont pas des mots-valises comme médiation, coaching ou Forum Ouvert.   Et qu’on ne mélange pas ses réseaux professionnels et personnels.

J’ai voulu ensuite explorer le potentiel d’apprentissage de Twitter. Apprendre autrement est un sujet qui me passionne depuis des années  et j’avais rejoint  le réseau Apprendre 2.0 qui parle d’apprentissage et nouvelles technologies.  je suivais également de temps en temps le #lrnchat de mon amie Marcia Conner , spécialiste de la question. Autour de moi, des médiateurs (qui sont plutôt des personnes qui ont de l’expérience, et qui ne font donc pas partie de la génération Y, même s’ils la fréquentent souvent grâce à leurs enfants et petits-enfants), qui ne connaissaient pas grand chose aux réseaux sociaux et qui me paraissaient curieux. J’ai proposé à l’organisateur d’une conférence européenne une visio-conférence sur le sujet, en préparant un « live » sur Twitter  en même temps. Accueil enthousiaste des organisateurs. Réalisation épique, avec des problèmes techniques qui ont rendu la conférence inaudible. Sur Twitter nous avons réussi à être deux, relayés en horaires décalés par un médiateur américain accro de Twitter et un enseignant-chercheur néerlandais. Leçon apprise : trop de nouveautés en même temps, pour un public novice, c’est tout simplement… trop. Leçon numéro deux : tout l’intérêt de Twitter  réside dans la rencontre des personnes passionnées par la même chose que vous..

Depuis, je suis revenue à quelque chose de plus simple : je réalise une veille régulière depuis internet sur mes domaines de compétences, que je publie à intervalles réguliers sur le réseau : trois messages par jour, tous les jours ouvrés de la semaine, grâce à l’outil Timely. C’est simple et gratuit. Cela m’oblige à me tenir au courant de tout ce qui se publie. Souvent je relaie une information particulière à telle personne de mon réseau parce que sais que cela va l’intéresser. Ces personnes apprécient. J’ai deux comptes dont l’ « audimat » (on dit « followers » dans le jargon) augmente régulièrement. Grâce à cet outil, j’ai fait quelques rencontres très intéressantes et obtenu de l’information sur des sujets pointus en interrogeant directement l’expert du sujet – les gens répondent facilement aux questions sur Twitter-

Bilan plutôt positif donc, mais qui reste à amélorer : l’information que je collecte, qui est une information de qualité car je la sélectionne avec soin, peut-elle être mieux valorisée et partagée ? Est-il intéressant pour les personnes qui me lisent sur ce blog d’avoir accès  les articles partagés sur Twitter ? Comment ? Par le biais d’une sorte de journal , de type paper.li ou similaire  ?  Ou bien devrais-je partager ici de temps en temps, en les commentant, les principaux articles qui m’ont plu dans la semaine ? Qu’en pensez-vous ?

Ah oui, mes comptes Twitter :
@chrisaliceko pour ce qui concerne les problématiques liées au leadership, à la transformation des organisation, auto-organisation, Forum Ouvert etc ;
@Mediateur_ pour ce qui concerne la médiation, les conflits et la communication interpersonnelle

crédit photo : nappent

Voeux 2012

Je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

2012 Une nouvelle page à écrire... Meilleurs voeux

J’en profite également pour vous donner quelques nouvelles :

  • Mon nouveau site est en ligne
  • Le blog est lancé, j’y publie régulièrement des articles . En ce moment, vous pouvez y découvrir les temps forts 2011 de mon activité professionnelle :

Vous pouvez vous y abonner en indiquant votre nom et votre adresse email puis en cliquant sur le bouton « s’inscrire » dans le formulaire ci-dessous. Vous recevrez ensuite une demande de confirmation dans votre messagerie. Vous ne serez inscrit que lorsque vous aurez confirmé votre inscription en cliquant sur le lien présent dans le mail reçu.

Je sais, la procédure est un peu complexe, mais si tout le monde procédait ainsi vous ne recevriez aucun message non désiré (spam) dans votre messagerie…
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A très bientôt j’espère,  Excellente Année 2012 !

Christine Koehler

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